Lieux de production, lieux de travail des hommes

Aucun sujet ne pouvait être plus proche de nos ambitions : parler de ces lieux-là, où s'exerçaient les savoir-faire, parfois les talents, dans l'effort, la peine mais aussi la satisfaction et la fierté, c'est parler du travail. Or, notre patrimoine modeste est toujours intimement lié au travail, à l'utile, rarement au superflu, bien qu'alors il s'agisse de " petit plus " tout à fait délicieux. Vous allez partir à la recherche de ces multiples endroits où ceux qui nous ont précédés produisaient ce qui leur était nécessaire.

Pour se nourrir



La ferme était le lieu de production par excellence, le point de départ. On y battait le grain sur l'aire, on y pressait les fruits pour faire couler le vin, le cidre ou l'huile. Mais tout ne pouvait y être transformé. Alors on portait la récolte à la distillerie, à la brasserie et même à la magnanerie ! Et, bien entendu, au moulin. Ils étaient innombrables et d'une extraordinaire variété. A eau, à vent, la nature y était priée de compléter l'imagination industrieuse des hommes. Et puis il y avait le four, l'atelier du maréchal-ferrant complété par son travail…

Pour bâtir
Les matériaux provenaient bien sûr aussi de la nature par les carrières pour la pierre, les lauzes ou l'ardoise, la forêt et son prolongement la scierie, la terre et la tuilerie ou la briqueterie, le calcaire et le four à chaux… Tout était travaillé, taillé, assemblé, tout passait par l'atelier de l'artisan avec la complicité du forgeron ou du taillandier.

Pour s'équiper, travailler, vendre, s'instruire

Il fallait faire appel à des professions et des lieux de production souvent d'une autre dimension. C'était alors vers la coutellerie, la corderie, la poterie, la tannerie, la brasserie, la conserverie, la filature, la verrerie, la fonderie, l'usine métallurgique, la papeterie, l'imprimerie, que l'on se tournait. L'histoire de nos campagnes et de nos villes regorge de ces témoignages d'activité encore très présents ou cachés. Les recherches, pour en témoigner, les rattachent à des gens qui ont vécu, à leurs savoirs, à leur imagination, à leur sens du pratique. Se mettre à leur place pendant quelques instants, réaliser combien leurs moyens étaient limités au regard de ceux dont nous disposons aujourd'hui et, pourtant, pouvoir admirer ce qu'ils ont créé, c'est l'action la plus réconfortante qui soit, c'est la face ensoleillée de l'humanité. Par une démarche curieuse, des rencontres, en faisant parler les souvenirs, par des documents, papiers de famille ou même cartes postales, parfois par des transmissions encore vivantes, nous vous souhaitons d'entrer de plain pied dans l'histoire de votre " pays " à travers celle de ses habitants.



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